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Comment je jongle entre le salariat et entrepreneuriat ?

Dernière mise à jour : 24 oct. 2023

Je ne vais pas le cacher, ce n’est pas facile de concilier 2 jobs complètement différents.


Beaucoup de personnes pensent que je suis courageuse. D’autres disent que je vais m’épuiser.


Si tu as lu mes précédents articles, tu sais que depuis maintenant 8 mois, j’ai 2 activités. (si tu ne les as pas lu, tu peux les trouver ici)


La première activité, (C'est ma casquette noire), je l’exerce comme salariée. Je suis assistante commerciale. Ce métier me plait encore mais j’ai trouvé un métier passion et une liberté de travailler comme je veux, avec qui je veux, et ça, c’est le plus motivant de tous les statuts. Je suis graphiste designeuse et j’adore faire des logos.

Depuis le mois de mars, je ne travaille que 4 jours par semaine en tant que salariée et le mardi, je gère ma petite entreprise de designeuse (c'est ma casquette rose).


J’ai écrit "le mardi, je gère ma petite entreprise" mais en réalité, j’y consacre 3 à 4 heures tous les jours et beaucoup de temps le week-end. (Mais je me repose et je prends des vacances aussi).

Avec cette "double casquette" », mon cerveau se met en mode Entrepreneure plusieurs fois dans ma journée de "salariée". Je m’explique :

  • Cerveau en mode entrepreneure quand je me lève le matin : je fais de la veille en buvant mon café. Je lis mes mails, je scrute les publications de mes concurrents et de mes cibles sur les réseaux sociaux. Je regarde aussi les logos et illustrations qui ont été publiés récemment. Je passe au moins 1 heure dans mon entreprise (j'ai mis ma casquette rose et je bosse en pyjama).

  • Cerveau en mode salariée quand je pars au bureau.

  • Je remets mon cerveau en mode entrepreneure lorsque je rentre chez moi après mes 8 heures de bureau. Je n'ai plus de contrainte, plus d’horaire à respecter. Je ne suis pas dérangée par le téléphone non plus. Le soir, c’est un bon créneau pour travailler (j'ai de la chance aussi car pas d'enfant en bas âge et un mari formidable qui prépare le repas).

J'avoue que c’est difficile. Mais ce n'est pas impossible. En me fixant des objectifs tous les jours, c’est un peu comme quand j’étais étudiante, le soir après ma journée en classe à me concentrer sur les cours, et en soirée, je travaillais pour étudier et faire mes devoirs (On a tous fait ça (ou presque). C'est loin pour moi mais je m'en souviens encore.

Les journées sont longues mais en toute honnêteté je ne m’en rends pas toujours compte.


Le bon côté de cette situation ? Ces journées ne sont pas monotones.

Le mauvais côté ? je me sens de plus en plus décalée avec le monde salarié. Mon besoin d’autonomie est omniprésent et le fait de justifier mon travail et rendre des comptes m'énerve.

Mais en relativisant, je me dis que ça me permet de ne pas perdre de vue mon objectif principal : "Pourquoi je me suis lancée dans cette aventure ?" La réponse est sous mes yeux tous les jours de la semaine.

Je sais ce que tu penses à l'instant. "Alors pourquoi tu ne lâches pas ce boulot de salariée ?" La réponse est simple : Parce-que malgré tout, cette situation me convient pour l’instant car je ne peux pas me permettre de perdre ma stabilité financière et je ne gagne pas encore le chiffre d’affaires que je me suis fixé.


Beaucoup d’entrepreneurs pensent que si on ne se jette pas dans le vide sans filet et qu'on ne connait pas cette sensation de totale indépendance, ça nous freine. Ça nous empêche de mettre tout en œuvre pour permettre à notre activité de devenir lucrative et pérenne. Ils pensent aussi qu’on pourra facilement abandonner au moindre problème.


Je ne suis pas totalement d’accord avec cette théorie. Peut-être que le fait d’avoir un salaire régulier tous les mois peut nous ralentir. Mais même si on y met plus de temps, on s’investit énormément car on sait qu’on ne peut pas rester dans cette situation indéfiniment. Du coup, on gère et on optimise le peu de temps que l’on a.


L’avantage d’être encore dans une routine horaire du bureau, ça nous permet de moins procrastiner. On ne perd pas de vue le "pourquoi on a créé notre entreprise" puisqu’on est encore dans la situation qu’on ne veut plus. Ça motive à mettre les bouchées doubles pour réussir.


On risque de s’épuiser mais si on est vraiment motivée, et qu'on est entourée de personnes bienveillantes qui nous soutiennent et nous encouragent, on tiendra le coup et on mettra tout en œuvre pour réussir au même titre que les autres, ceux qui se lâchent sans filet. Malgré toutes les contraintes et la fatigue, on est des guerrières et nous aussi, on est de vraies entrepreneures.


Si toi aussi tu veux te lancer dans l'entreprenariat et que tu as peur de lâcher ton boulot, que tu te poses des questions sur la double activité, je te confirme que c'est possible. Tu peux aller voir mon portfolio sur mon site et tu verras qu'on peut faire du bon travail quand on le veut vraiment.


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